Chers paroissiens,
Jésus dans sa Passion nous délivre de la tyrannie du péché en prenant sur lui, qui était sans péché, la malédiction qui avait été portée contre les pécheurs.
Il remporte une victoire complète sur la mort car il fait servir la mort -qui était le fruit du péché- à la réparation du péché ; il fait de la mort la chose la plus sainte qui puisse exister, il en fait une immolation, un sacrifice.
Jésus, dans sa Passion, remporte une victoire complète sur le démon.
Autour de Jésus en croix, il n’y avait pas seulement des ennemis haineux, il y avait un ennemi plus acharné et plus redoutable, ennemi invisible dont on sentait partout la présence ; il y avait dans la haine et les cruautés déchaînées contre Jésus quelque chose qui dépassait la mesure de l’homme.
Les Pères de l’Eglise y ont reconnu l’action du démon, le pouvoir du démon dans le monde, pouvoir immense.
Certainement, nous ne croyons pas assez à l’action du démon, et, par là même, nous nous exposons à subir les coups d’un ennemi que nous méconnaissons… Et aussi, nous diminuons la gloire de Jésus le Christ ressuscité qui nous assure le salut de notre âme.
Il fallait, pour relever l’homme, le délivrer de cette tyrannie du démon. Il fallait vaincre l’ennemi, et, pour que la victoire soit complète, il fallait que le démon soit vaincu par l’homme lui-même. C’est ce que le Christ réalise.
Jésus est vainqueur par son humilité… en supportant tout ce que les persécuteurs voulurent lui infliger. Et il nous donne de remporter la victoire par les mêmes moyens.
Sur sa croix, Jésus est vraiment l’homme fort qui ouvre la porte du ciel. Il le fait pour le bon larron comme il veut le faire pour nous-mêmes.
Saint Bernard demanda un jour au Sauveur quelle avait été la plus grande de ses douleurs ? « J’avais, lui répondit Jésus, une grave blessure à l’épaule sur laquelle j’avais porté la Croix, et cette blessure était plus douloureuse que les autres. Honorez-la donc, et je vous accorderai tout ce que vous m’aurez demandé par sa divine vertu. Tous ceux qui la vénéreront, obtiendront la rémission de leurs péchés véniels, et j’effacerai le souvenir des péchés mortels qu’ils ont commis ». Actes de Clairvaux.
Que la Sainte Passion de Jésus nous redonne confiance et force dans le combat spirituel !
Je vous bénis, dans l’attente de la Fête de Pâques !
Abbé Renaud de La Motte, curé
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