Dieu est lumière…
Chers paroissiens,
« Le message qu’il nous a fait entendre, et que nous vous annonçons à notre tour, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres ». (I Jean 1,5)
Le mystère qui nous fait vivre : la Résurrection de Jésus ! Les Apôtres, témoins privilégiés, choisis pour voir le Christ ressuscité, ont reçu mission de faire connaître qu’Il était vivant. Ils l’ont fait. Ils ont préféré au silence la persécution et la mort. Tout chrétien doit, par sa vie, affirmer la résurrection.
Nous pouvons mener les hommes au Christ. On ne peut rien contre nous. Nous tenons la victoire. « Et cette victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi ».
Saint Pierre nous en fait un précepte : « Ici-bas, étrangers et voyageurs, ayez parmi les païens une conduite irréprochable. A la vue du bien que vous faites, ils en viendront à glorifier Dieu le jour où Il les visitera ».
Ce qu’il faut comprendre, c’est que par ses humiliations et sa mort, Jésus a remporté une victoire sur la mort qui a été introduite dans le monde par le péché. Par sa mort, il a mérité les gloires de sa résurrection, et il a appelé au partage de sa victoire tous ceux qui sont à lui. Saint Athanase loue le courage de ceux qui sont devenus « enfants de lumière ». Ceux qui acceptent de mourir plutôt que de renier la foi du Christ savent qu’en mourant ils ne meurent pas, mais qu’ils deviennent vraiment vivants et incorruptibles. On voit des enfants aller joyeusement au devant de la mort, et les femmes, aussi bien que les hommes s’exercer au combat contre la mort en lui jetant ce cri : « Et maintenant, ô mort, où est ta victoire ? » (I Cor 15,35)
L’Eglise a toujours pris le plus grand soin de ses catéchumènes. Avant de les préparer, il fallait des garanties sérieuses, et les pécheurs publics devaient cesser leur vie de désordre. D’où la première et grande question au candidat au baptême : « Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? » Le rituel enjoint la réponse : « La foi ». Tel est le premier mot de notre vie que nous prononçons par la bouche de notre parrain et de notre marraine. Et nous connaissons la réponse : c’est bien la vie éternelle que nous aurons en héritage !
Si le catéchumène a arboré fièrement l’écharpe violette, il pourra porter l’aube baptismale blanche de la résurrection de son âme. Quelle est le symbolisme de la couleur blanche ? La pureté tout d’abord : celle des âmes régénérées. Saint Augustin rappelle qu’elles sont purifiées par le bain de la miséricorde divine, lustrées à la source de la sagesse, remplies de la lumière de la justice. Ensuite, l’affranchissement de l’esclavage du démon, la victoire aussi comme les conquérants et les triomphateurs qui faisaient leur entrée dans Rome. De manière plus profonde, le caractère baptismal est une empreinte sacramentelle, une « livrée spirituelle », inhérente à l’âme qui revêt le Christ, non pas comme un manteau qu’on met et qu’on dépose, mais comme une forme vitale qui nous fait vivre de sa propre vie.
Christ est ressuscité Alléluia ! Il est vraiment ressuscité Alléluia i !
Je vous bénis, Abbé Renaud de La Motte, curé
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