« À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples » Jean 13,35

Chers paroissiens,

Bon nombre d’entre nous, durant l’été, allons changer de rythme, et aurons peut-être l’occasion de rencontrer famille et amis. D’autres feront l’expérience de la solitude…

Saint Jean, toujours dans le même verset, poursuit : « si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». En effet, le signe de reconnaissance du vrai disciple du Christ, reste et restera toujours la charité en acte.

L’amour de Dieu et l’amour du prochain ne sont pas une option pour le baptisé, mais bien le chemin tracé pour celui qui sait pourquoi il vit et où il va.

Pour être concret, l’été est une belle occasion de se rendre compte de la solidité de nos bonnes habitudes : prières quotidiennes, charité dans les familles, sainteté de nos occupations, générosité dans nos initiatives !

Finalement, tous reconnaîtront en l’exemple donné si nous sommes ou non les dignes disciples du Christ.

Pourrons-nous confirmer ou non ce qui fait que nous sommes catholiques ?

A la lumière de l’Evangile, nous pouvons affirmer comme nécessaire, en tout temps, mais spécialement durant les mois d’été, le passage d’un christianisme d’héritage, et de convention, à un christianisme de conversion.

Tertullien,à la fin du IIe siècle, affirmait : « On ne naît pas chrétien, on le devient ».

Voici quelques cas concrets :

  • La pratique de la messe du dimanche n’est pas facultative, et les lieux de vacances se choisissent en fonction de cette obligation.
  • La prière quotidienne confirme nos bonnes habitudes de l’année, et faisons nôtre le chant de la Préface de la messe : « Vraiment, il est juste et bon de vous rendre grâce toujours et en tout lieu ».
  • Dans les familles, prenons garde au refroidissement de la charité. La Règle de saint Benoît, dans son esprit, est une charte pleine de compassion pour la fragilité de l’homme, et qui préconise que tout se fasse avec modération pour le soulagement des faibles.
  • Dans nos rapports avec le prochain, nos comportements ne sont pas toujours très justes : il y a souvent deux poids, deux mesures. Autant nous ne supportons pas les injustices dont nous sommes victimes, seuls ou en groupe, autant nous pouvons rester indifférents devant les injustices subies par d’autres.
  • Le chapelet en famille peut être une bonne occasion de prier ensemble, de resserrer les liens et d’avoir une œuvre spirituelle commune.

 

Demandons la grâce de vivre sous le regard du Dieu vivant. Cela s’apprend et cela est un véritable exercice : celui de s’appliquer, de s’habituer, de se familiariser de vivre en sa Présence.

Je vous bénis,                                                                         Abbé Renaud de La Motte, curé

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