Chers paroissiens,
Acte de l’intelligence, puisqu’il s’agit de connaître une vérité, la foi suppose la prédication et le témoignage. Elle n’est ni une intuition du cœur, ni une vision directe. C’est une adhésion à un témoignage divin, adhésion libre et éclairée, parce que je peux refuser de croire, et parce que j’ai la conviction intime de croire avec raison.
La procession de la Fête-Dieu donne l’occasion de témoigner de notre foi en l’Eucharistie. Présence de Jésus parmi les hommes, pécheurs et faibles, qui ont néanmoins besoin de Lui, comme nourriture de l’âme.
- La foi étend le cercle de nos connaissances sur Dieu et les choses divines. Jésus- Eucharistie est vivant et prolonge sa mission par sa présence pour nous appeler à transformer notre vie.
- La foi est un principe de force et donne des convictions profondes qui fortifient la volonté. Elle aide à aimer en dépassant nos faiblesses qui paralysent la vie.
- La foi est source de consolation. Nous ne sommes pas de ceux qui s’attristent sans espérance. Au milieu de nos humiliations et des difficultés rencontrées, nous comptons sur le Christ, et nous aurons à cœur de nous soutenir les uns les autres.
En évoquant l’œuvre du Frère Laurent de la Résurrection (1614-1691), frère convers de l’ordre des Carmes déchaux, le pape Léon XIV confie : « c’est ma spiritualité ». Il s’agit de faire de notre cœur un oratoire dans lequel nous nous retirons de temps en temps pour nous y entretenir avec Dieu amoureusement, dans un esprit de foi.
Un élément fondamental pour entretenir et épanouir la relation d’amitié avec Dieu et le prochain, c’est l’attention, le « penser à » comme Laurent aime à le dire. Notre esprit, possède par la foi, au-dedans, ce « lui » de l’autre, unique peut-être pour notre cœur.
Et alors, notre pensée s’envole vers lui, et véhicule notre affection créant un lien invisible. « Penser à quelqu’un » se révèle souvent synonyme d’aimer.
Ceux qui s’aiment, c’est librement et volontiers qu’ils unissent leurs volontés, qu’ils dépendent l’un de l’autre. Plus ils sont liés et dépendants, plus ils sont heureux et libres. C’est difficile de dépendre, cela pèse. L’adolescent est mécontent de dépendre de son père, il préfèrerait être autonome…
Il faut comprendre que ce lien de dépendance est le lieu d’un échange d’amour. Recevoir de son prochain, c’est recevoir et accueillir son amour…
« Accepte le présent. Ne reste pas mentalement absent ». Apprendre à vivre en présence de Dieu, c’est former une relation.
Je vous bénis, Abbé Renaud de La Motte, curé
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